Politique & Société

Bientôt la fin du Red Bull pour les collégiens ? Un rapport propose l'interdiction aux moins de 16 ans

Rédaction ZapmoLes Echosil y a 2 h2 min
Vidéo Zapmo · photo Oto Zapletal · CC BY-SA 4.0 (Wikimedia Commons)

Red Bull, Monster, Ciao Energy... Ces canettes colorées sont omniprésentes chez les adolescents. Mais leur accès pourrait bientôt devenir beaucoup plus difficile. Une mission d'information parlementaire vient de rendre ses conclusions sur l'exposition des jeunes à ces produits stimulants, suggérant un encadrement strict.

Il faut d'abord distinguer ces boissons « énergisantes », chargées en caféine et taurine, des boissons « énergétiques » conçues pour les sportifs. Selon le contexte général, les premières visent un regain d'énergie immédiat via des stimulants, une composition qui inquiète de plus en plus les autorités de santé publique en raison de l'impact sur le rythme cardiaque et le sommeil.

Le rapport parlementaire, dévoilé ce mercredi 7 octobre, préconise une mesure radicale : interdire purement et simplement la vente de ces boissons aux mineurs de moins de 16 ans. Les députés souhaitent également que ces produits soient retirés des distributeurs automatiques pour limiter leur accessibilité immédiate dans les lieux publics.

Pourquoi une telle offensive ? Les élus pointent du doigt la teneur élevée en caféine et en sucre, certains députés jugeant la situation « pire que le Coca ». Le marketing agressif ciblant spécifiquement les jeunes est aussi dans le viseur. En adoptant ces mesures, la France rattraperait plusieurs de ses voisins européens qui ont déjà mis en place des restrictions similaires.

Le gouvernement se montre pour l'instant prudent mais ouvert à la discussion. Si l'exécutif précise qu'il n'existe pas encore d'éléments permettant de soutenir une interdiction immédiate, il se dit prêt à étudier les recommandations du rapport. En parallèle, les parlementaires proposent de durcir la fiscalité sur les cocktails « prêts à boire » mélangeant alcool et boissons énergisantes.

Sans surprise, les industriels du secteur dénoncent vivement ces conclusions. Ils contestent les arguments avancés par la mission d'information. Pour l'heure, aucune loi n'est encore votée, mais le débat sur la protection de la santé des mineurs face aux stimulants est désormais relancé au sommet de l'État.

Source originale : Les Echos↗