L'agent IA Muse de Meta inquiète en interne face au risque d'une fuite massive
Fondée en 2004 par Mark Zuckerberg et ses camarades à l'université Harvard, la multinationale américaine Meta Platforms se retrouve aujourd'hui sous le feu des critiques à cause de son nouvel assistant virtuel. Baptisé Muse, cet agent d'intelligence artificielle est conçu pour accomplir des tâches à la place des utilisateurs, mais son lancement récent soulève de sérieuses inquiétudes concernant la sécurité des données.
En interne, des ingénieurs qualifient désormais de « inévitable » une future fuite massive d'informations, selon les informations de BFMTV. Une faille critique a d'ailleurs été découverte de justesse tout juste deux semaines avant la mise en ligne de l'outil, exposant potentiellement des données sensibles du groupe avant une correction d'urgence.
Les controverses se multiplient autour de cet assistant. Aux États-Unis, un chroniqueur américain affirme que l'intelligence artificielle aurait accédé à ses iMessages sur Mac sans son autorisation pour lui suggérer des sujets d'articles, tandis que les premiers utilisateurs soulignent des dérapages répétés dans la gestion de leurs comptes et de leurs dépenses.
Sur le plan de la confidentialité, l'application se distingue déjà par son niveau intrusif. D'après Decideo, Muse collecte 31 des 35 types de données répertoriés par l'App Store d'Apple, devançant une grande partie de ses concurrents sur le marché avant même son déploiement prévu en France.
Malgré ces polémiques sur la vie privée et les protections initiales jugées bâclées par certains techniciens, l'accueil financier est pour l'instant très favorable. Porté par l'ambition de Mark Zuckerberg d'offrir une superintelligence personnelle à chacun, l'outil séduit les investisseurs et Citigroup estime que cette technologie pourrait générer plus de 27 milliards de dollars de chiffre d'affaires d'ici 2030.