La France est devenue la cible privilégiée des cybercriminels s'en prenant aux portefeuilles numériques
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Entre les opérations de hackers étatiques comme le groupe Lazarus et la multiplication des cyberattaques ciblées, la sécurité des détenteurs de cryptomonnaies fait face à une menace inédite. Historiquement, le groupe Lazarus, rattaché par des chercheurs à la Corée du Nord et également connu sous les noms de Hidden Cobra ou Bureau de liaison 414, a mené de nombreuses cyberattaques de grande ampleur entre 2010 et 2021, évoluant d'un simple groupe criminel vers une menace persistante avancée aux méthodes sophistiquées.
Cette menace technologique prend aujourd'hui une tournure particulièrement agressive sur le territoire français. Selon un rapport de la société spécialisée Certik, la France s'impose comme le principal épicentre mondial de ces offensives. Sur les 52 incidents de ce type recensés à travers le globe, pas moins de 33 ont été enregistrés dans l'Hexagone, concentrant ainsi les deux tiers des attaques mondiales.
Les données chiffrées confirment l'ampleur du phénomène avec 90 attaques recensées en l'espace de seulement sept mois en France. Contrairement aux idées reçues, le risque ne se limite pas aux investisseurs détenant des fortunes colossales, touchant un public plus large d'utilisateurs d'actifs numériques.
La stratégie des assaillants se caractérise également par une pression exercée au-delà des seuls détenteurs de portefeuilles. D'après les observations de terrain, une grande majorité des victimes, soit 93 % d'entre elles, sont des résidents français dont les proches sont directement visés par ces méthodes d'intimidation et d'intrusion.
Face à cette concentration exceptionnelle d'incidents sur le territoire national, la question de la protection des données personnelles et des avoirs numériques devient une urgence critique pour les autorités et les experts en cybersécurité, alors que les méthodes des attaquants continuent d'évoluer en complexité.

