Politique & Société

Colère dans les lycées : entre pressions de Parcoursup et galères du quotidien, les élèves haussent le ton

Rédaction ZapmoOuest-Franceil y a 4 h2 min
Vidéo Zapmo · photo Guallendra · CC0 (Wikimedia Commons)

Le mouvement social qui secoue les établissements scolaires s'est structuré à partir du mois de septembre, avec des tentatives de blocage recensées dès le 18 septembre 2026, notamment autour du lycée Saint-Exupéry de Créteil avant de s'étendre progressivement en Île-de-France, dans plusieurs régions françaises et en Belgique. Cette mobilisation s'est traduite par de nouvelles manifestations lors d'un « acte III » national.

Au cœur des préoccupations des jeunes mobilisés figurent les conditions d'apprentissage au quotidien. Les lycéens protestent massivement contre la surcharge des classes et des emplois du temps jugés intenables. Les revendications portent également sur des aspects matériels précis des établissements, allant des files d'attente interminables à la cantine jusqu'aux problèmes de température avec l'absence de chauffage ou de climatisation, sans oublier la nécessité de réaliser des travaux de rénovation du bâti.

Le manque de moyens humains et financiers pour l'Éducation nationale est un autre point noir dénoncé sur les piquets de grève. Les élèves déplorent de manière récurrente la présence de professeurs non remplacés et l'absence chronique de professeurs absents non suppléés, ce qui pénalise leur scolarité.

La question de l'orientation cristallise également les tensions. Les lycéens manifestent leur rejet de la pression exercée par la plateforme d'orientation Parcoursup, réclamant purement et simplement sa fin. Face à cette fronde, le Premier ministre Sébastien Lecornu s'est engagé à corriger l'ensemble des dysfonctionnements du dispositif.

Du côté des réponses institutionnelles, le ministère et les rectorats affirment s'activer pour améliorer le remplacement des enseignants absents et encourager une plus grande implication des lycéens dans la vie de leurs établissements. Cependant, la tension reste vive sur le terrain, marquée par des heurts et des interpellations lors des mobilisations.

Cette mobilisation historique des lycéens met en lumière un malaise profond qui dépasse la simple question des infrastructures pour toucher aux perspectives d'avenir de toute une génération.

Source originale : Ouest-France↗