Grève et manifestations : le SNES-FSU rejoint la contestation lycéenne
Le mouvement de contestation mené par les lycéens depuis la rentrée s'apprête à franchir une nouvelle étape la semaine prochaine. Alors que les établissements scolaires font face à des blocus répétés et à des rassemblements aux quatre coins du pays pour dégrader leurs conditions d'étude, les syndicats enseignants entrent officiellement dans la danse.
Le Syndicat national des enseignements du second degré a ainsi appelé à une nouvelle journée de grève et de manifestation. Cette mobilisation interprofessionnelle et intergénérationnelle est fixée à mardi. Les contestataires entendent ainsi pointer du doigt la casse du service public d'éducation et exiger des réponses concrètes de la part de l'exécutif.
Du côté des syndicats, la position reste ferme face aux propositions avancées jusqu'ici par le gouvernement. Selon Sophie Vénétitay, professeure en région parisienne et représentante syndicale, la situation « ne pourra pas attendre » et les mesures annoncées ne suffisent pas à apaiser la colère, estimant qu'il n'y a pas de garanties suffisantes à ce stade.
Cette grogne générale trouve ses racines dans un mécontentement plus large lié aux réformes successives menées dans le système secondaire. Les participants dénoncent des conditions d'apprentissage jugées de plus en plus difficiles et inégales au fil des ans, réclamant des moyens humains et matériels immédiats pour l'ensemble des lycées.
Les autorités s'attendent donc à une journée sous haute tension à Paris comme en province. Étudiants, professeurs et lycéens sont conviés à converger massivement dans la rue pour maintenir la pression sur le ministère de l'Éducation nationale, qui tente de calmer la fronde par des annonces successives sans pour l'instant stopper la mobilisation.