Politique & Société

Indemnités de départ : le projet du gouvernement pour durcir leur fiscalité

Rédaction ZapmoLes Echosil y a 2 h2 min
Vidéo Zapmo · photo SailEOuiAla · CC BY-SA 4.0 (Wikimedia Commons)

Les indemnités perçues lors d'une rupture conventionnelle, d'un licenciement ou d'une mise à la retraite pourraient connaître un tournant fiscal majeur. Le gouvernement envisage de modifier le régime actuel de ces sommes versées aux salariés lors de la cessation de leur contrat de travail, qui ont représenté un montant global de 9 milliards d'euros pour la seule année 2024.

Ce projet s'inscrit dans les discussions budgétaires à venir. Actuellement, le système d'exonération fiscale et sociale s'avère particulièrement complexe et fait l'objet d'évolutions textuelles. Le dispositif gouvernemental cible en priorité les hauts revenus et les salariés les mieux indemnisés, afin de limiter ce que certains décrivent comme des mécanismes d'optimisation.

Dans le détail, les mesures envisagées prévoient de réduire le plafond d'exonération pour les indemnités de licenciement et de rupture conventionnelle. Alors que le seuil pouvait atteindre des montants élevés par le passé, le projet de loi de finances pour 2027 s'oriente vers un abaissement notable, ciblant la part exonérée au-delà d'un certain plafond, évoquant notamment un seuil fixé autour de 48 000 ou 48 060 euros.

En parallèle, du côté des employeurs, les réflexions portent également sur le coût de ces procédures. Des dispositions visent à ajuster le taux de la contribution patronale appliquée à la rupture conventionnelle pour rendre cette démarche moins incitative et éviter certains usages jugés trop fréquents.

Ces propositions, débattues dans le cadre des textes budgétaires, modifient le paysage des fins de contrat en France. L'Assemblée nationale, institution du Parlement de la Cinquième République aux côtés du Sénat, joue un rôle central dans l'examen, l'amendement et le vote de ces lois de finances qui encadreront l'avenir fiscal de ces indemnités.

Source originale : Les Echos↗