Politique & Société

L'ONU hausse le ton face à la répression des manifestations lycéennes en France

Rédaction ZapmoRFIil y a 4 h2 min
Vidéo Zapmo · photo Florian Cuny · CC BY-SA 4.0 (Wikimedia Commons)

Depuis le 18 septembre 2026, date marquant le début du mouvement social amorcé au lycée Saint-Exupéry de Créteil avant de s'étendre à l'ensemble du territoire, la contestation des conditions d'enseignement ne faiblit pas. Ce mouvement, caractérisé par des blocus et des rassemblements dans de nombreux établissements, connaît une escalade des tensions qui mobilise désormais les instances internationales.

Ce vendredi 9 octobre, le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a exprimé sa vive préoccupation face aux violences constatées lors des mobilisations lycéennes en France. L'organisation internationale pointe du doigt une réponse jugée disproportionnée de la part des forces de l'ordre, tout en rappelant avec insistance l'impératif de préserver le caractère pacifique de ces rassemblements.

Sur le terrain, la situation reste extrêmement tendue et impacte directement le fonctionnement des établissements scolaires. Le bilan établi ce vendredi 9 octobre fait état de 141 établissements encore totalement fermés à travers le pays. Face à cette situation critique, le ministre de l'Éducation, Édouard Geffray, a annoncé le déploiement de 3 000 remplaçants pour prêter main-forte dans les lycées les plus lourdement touchés par les perturbations.

L'ampleur de la contestation et des interpellations témoigne de la radicalisation de la crise. Selon les données disponibles, les mobilisations successives ont déjà entraîné plus de 6 800 gardes à vue, accompagnées de signalements faisant état de blessures graves survenues au cours des heurts entre manifestants et forces de l'ordre.

Alors que le dialogue entre les différentes parties reste ardu, l'incertitude demeure quant à l'issue de ce conflit social. Déterminées à faire entendre leurs revendications sur la scolarité et les conditions d'études, les organisations syndicales et lycéennes appellent déjà à maintenir la pression avec un nouvel « acte V » prévu dès mardi prochain, augurant de nouvelles journées de mobilisation.

Source originale : RFI↗